De nos jours, on se plaint des médias comme on se plaint du temps qu'il fait. Les citoyens sont préoccupés par le sensationnalisme, les préjugés, les pressions politiques, la propriété des médias et les inexactitudes. Malheureusement, les informations sur les attitudes du public vis-à-vis des médias proviennent le plus souvent de données fragmentaires ou encore des États-Unis. Au Canada, la recherche se fait surtout pour le compte des médias eux-mêmes et est rarement rendue publique.
Dans notre première étude sur les attitudes de l’audience pour les médias – La première étude indépendante de ce genre dans le pays – nous avions rapporté que la relation entre les canadiens et leurs médias d’actualité n’était pas aussi mauvaise que nous le pensions. Les canadiens voulaient de l’actualité canadienne et ils étaient, en général, à peine plus positifs que les américains autour des mesures clés de la crédibilité médiatique. Cette étude vient juste de terminer, quatre ans plus tard, sur une découverte majeure, considérablement négative, avec des changements de rapport dans quelques secteurs clés. Ces changements posent d’importantes questions pour les médias traditionnels dans un environnement numérique qui offre beaucoup plus de choix et de formes de contenus.
Nos objectifs de recherche étaient :
- de découvrir ce que les Canadiens pensent des nouvelles qu'ils consomment;
- de déterminer à quel point les Canadiens font confiance aux nouvelles qu'ils consomment;
- d'examiner différents aspects de la crédibilité journalistique et de la confiance envers les médias;
- de comparer les attitudes et perceptions des Canadiens sur ces questions à celles des Américains.
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