Publics de l'information

Recherches

Dans ce monde saturé d’informations, le temps consacré à s’informer n’augmenterait pas, à tout le moins selon les données américaines. Il est donc vraisemblable de croire que, dans l’ensemble, le recours aux nouveaux médias diminue l’utilisation des anciens. Dans quelle mesure ? À quel rythme ? Quels médias en sortent perdants et lesquels en sortent gagnants ? Quels groupes du public sont particulièrement en mouvance ? Quels sont les facteurs qui influencent le plus les changements dans les pratiques ? Le Centre d’études sur les médias a entrepris au début de l’année 2007 un programme de recherche qui s’étalera sur plusieurs années et dont l’objectif est de mieux connaître les pratiques des Québécois en matière d’information et de savoir comment elles évoluent avec le temps.

 

Le Centre d’études sur les médias (CEM) a entrepris au début de l’année 2007 un programme de recherche qui s’étalera sur plusieurs années et dont l’objectif est de mieux connaître les pratiques des Québécois en matière d’information et de savoir comment elles évoluent avec le temps.

Le CEM a mené une première enquête auprès d’un échantillon représentatif de Québécois francophones au début de l’année 2007, et une seconde deux ans plus tard. Ces enquêtes nous permettent de savoir quels médias les Québécois fréquentent régulièrement afin de s’informer et pendant combien de temps (pour chacun et au total). Elles nous éclairent aussi sur l’intérêt qu’ils portent aux différents sujets. En comparant les résultats obtenus lors de chaque exercice, nous voyons comment les pratiques des gens ont évolué en deux ans. L’enquête de 2009 comportait aussi des questions visant à mesurer la connaissance de l’actualité.

Quelque 470 personnes ont été rencontrées au début de 2009 par groupe de 25 personnes,  afin de répondre à un questionnaire complexe qui ne pourrait être rempli par téléphone. Les réponses ont été analysées de manière globale mais aussi selon les variables de l’âge, du sexe, de la scolarité, du revenu et de la région.

Bien que de telles enquêtes nous renseignent sur les changements qui ont cours et sur les groupes qui en sont particulièrement porteurs, elles ne permettent pas de comprendre ce qui les provoque. Pour en savoir plus sur les facteurs susceptibles de faire évoluer les comportements dans le temps, une démarche plus qualitative s’imposait. Le CEM a ainsi rencontré individuellement au début de l’année 2009 un certain nombre des participants à nos enquêtes quantitatives. Le Centre a privilégié ceux qui sont de grands utilisateurs des nouvelles technologies et avons cherché à retracer leurs motivations dans le choix et l’utilisation des médias, particulièrement Internet et les technologies de la communication dites « nouvelles ».

Vingt-neuf participants ont été rencontrés pour des entretiens semi structurées qui avaient une durée moyenne d’une heure. À l’aide d’un schéma d’entretien souple, nous avons cherché à savoir :

  • Quelles étaient leurs utilisations des technologies de communication – dont Internet – et la part qu’elles occupent en matière d’information ?
  • Quel média était leur principale source d’information ?
  • Quel média les informait en premier ?
  • Quel étaient, selon eux, les médias les plus intéressants ou utiles et pour quel genre de nouvelle ?
  • Quels étaient, selon eux, les qualités et les défauts des différents médias ?

Plus largement, les chercheurs les ont aussi interrogés sur l’importance de l’information dans leur quotidien, ainsi que sur leur définition de ce qu’est une personne bien informée.

 

 



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Publication : Comment les Québécois s'informent-ils ?